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Les arrangements et la legislation

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Soyons clair, J-Louis : la SACEM elle-même joue parfois en eaux troubles car par exemple, pour les deux arrangements que je cite, ils sont enregistrés. Dans ce cadre là, une autorisation de pressage a été demandée à la SDRM (la SACEM en fait), avec la copie de la "track list", laquelle stipule bien que j'ai adapté le titre pour batterie-fanfare mais JE N'APPARAIS PAS en tant qu'arrangeur et ces partitions ne sont ni déposées ni protégées à ce titre. La SACEM est censée défendre les auteurs.... Pourquoi à ce moment là délivre-t-elle une autorisation d'exploitation phonographique sans elle-même appliquer à la lettre les règles qu'elle se doit de défendre ? C'est un exemple d'incohérences ou de textes qui se contredisent, lesquels sont forts nombreux en droit commun...
Mais mon propos n'était pas d'encourager à faire n'importe quoi, au contraire !
Je voulais simplement dire que la notion d'arrangement elle-même est sujette à interprétation... Dès lors qu'on relève un thème et qu'on le joue en improvisant un accompagnement dessus, tels que peuvent le faire des milliers d'orchestres, il s'agit déjà d'une sorte d'arrangement...
J'ai fait pendant qq années du bal, tous les thèmes radiophoniques était au pupitre, relevés par le chef, parfois à partir de "Song Books" qu'on trouve partout. Il s'agit ni plus ni moins d'arrangements ou d'adaptations. Imagines-tu un instant pour chaque titre que les orchestres de balluche doivent demander autorisation à l'ayant droit d'origine ?? C'est simplement inapplicable et infaisable et surtout cela viendrait faire un tord énorme aux ayant droits d'origine car eux perçoivent les droits à chaque fois qu'un titre est joué sur scène.
Lorsque je bossais avec M. Farmer, Laurent Boutonnat a reçu une demande d'un éditeur anglais souhaitant sortir une version Brass Band de "sans contrefaçon". Il m'a filé le score pour que je lui dise si c'était "correct" ou non.
En l'occurrence ça n'était pas terrible donc il a refusé l'autorisation d'édition. Là je le comprends parfaitement.
Mais en discutant avec lui, je lui disais qu'il était préférable de donner des autorisations en surveillant la qualité des arrangements que de ne rien lâcher et entendre des choses pas très heureuses qui - quoiqu'il en soit - circuleront toujours plus ou moins.
Quant à la photocopie, c'est même plus précis : c'est bien la "reproduction" qui est interdite, et non la photocopie. Même une copie "à la main" est interdite dès lors qu'il y a un éditeur qui a déposé le titre.
Cependant, on assiste aujourd'hui à de nouveaux modèles d'édition qui viennent contredire les législations n'ayant pas suivi les évolutions techniques.
Flex Edition, par exemple, vend ses partitions en pdf, avec la mention de l'acheteur sur chaque feuillet, imprimable à souhait.
Sur ce point, doit-on parler de reproduction ? Ou de tirages multiples d'un même original ? Moi-même maintenant je vends mes propres titres à compte d'auteur sous cette forme.
D'autre part, je précise à nouveau que l'interprétation d'un titre, que l'on a "adapté" car la version adéquate étant inexistante, doit bien évidemment faire l'objet des déclarations afin que l'auteur d'origine perçoive ses droits.
Là où en revanche nous sommes parfaitement d'accord c'est que les petits malins qui font commerce de leur arrangement de manière indue sont vraiment "hors des clous". Et nous sommes bien d'accord aussi quant aux "plagiats" déguisés, c'est à dire les titres "très fortement inspirés".
Pour revenir aux deux titres dont je parle, si un jour l'éditeur d'origine "se réveille", je ne vois pas trop ce qu'il pourra me réclamer en terme de "restitution" des droits puisque je n'ai strictement jamais rien touché et qu'à vrai dire, depuis le début de la diffusion de ces titres en concert où sur les ondes, c'est bien l'éditeur d'origine qui touche ! Je n'apparais jamais sur les déclarations en tant qu'arrangeur. Nous "interprétons" un titre d'Ellington et de Gershwin, point barre ! Et Warner, depuis 15 ans, encaisse les droits !

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Dans "Adeline" (je ne trouve pas le nom du compositeur), titre sorti dans le CD Torrent de la PN en 1990, au bout d'une minute, on reconnaît la partie de la basse du canon de Pachelbel donc est-ce que ce serait un plagiat ?

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Extrait du message de Jean - Louis : c'est comme la photocopie. Chacun sait que c'est interdit mais tout le monde s'en moque.
Et comme je l'ai déjà cité plusieurs fois : lorsque c'est la D.R.A.C. qui vous demande des photocopies de partitions pour un examen ( D.E. ) , qui va faire un procès à un organisme d'état???? C'est plus facile de s'attaquer à des bénévoles sans moyens financiers come les BF.

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Je relisais le sujet et je suis interpelé :
Jean-Louis Couturier a écrit:
quelqu'un qui s'approprie la musique d'un autre, bricole ce qu'il peut, change le titre, efface le nom du compositeur pour le remplacer par le sien, cela s'appelle de la malhonnêteté !


@syl64 a écrit:
Dans "Adeline" (je ne trouve pas le nom du compositeur), titre sorti dans le CD Torrent de la PN en 1990, au bout d'une minute, on reconnaît la partie de la basse du canon de Pachelbel donc est-ce que ce serait un plagiat ?

Sylvain, d'autres exemples sont plus frappant :
> Gi-air, Calinerie de Devogel
> Shadow, Jamborée de Luypaerts.

Ces pieces sont éditées et vendues, ont été enregistrées et ce, depuis des décénnies.

_____________________________
Mettez ensemble les notes qui s'aiment !!!!
(tiré et inspiré de W.A. Mozart)

"Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre."

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Si je puis me permettre de donner une précision à Sil 64 dans le cas de l'exemple qu'il cite, il ne s'agit là non pas d'un plagiat mais d'une citation. C'est même encore plus subtil, car en fait il s'agit d'une basse obstinée, une formule thématique qui se répète invariablement, formule qui n'est d'ailleurs pas propre à un seul auteur et dont le thème ne lui appartient pas. De toute façon, ce n'est pas très grave, c'est le cas de le dire, dans le sens où Pachelbel ne fera pas d'histoire pour si peu, compte tenu de sa résidence actuelle.
(Comble du dandysme, voire de l'élégance, étant pour un compositeur de se citer soi-même, à l'instar de Dimitri Chostakovitch, mais ceci est une autre histoire...)
En revanche, si je prends la partition de Pachelbel, que je remplace le titre par "Canonade" que je signe Jean-Louis Couturier et que j'envoie le tout à la SACEM qui enregistre cette pièce dans mon catalogue comme œuvre originale puis qui me verse ensuite des droits d'interprétation ou d'enregistrement, là ma démarche n'est pas très honnête... Je pense que vous en conviendrez tous.
Si le compositeur est vivant, je risque encore plus gros : exclusion définitive de la SACEM, plus versement d'indemnités aux ayants droits qui ne me louperont pas ! (...et ils auront bien raison !)
...mais après tout, chacun est à même de mesurer les risques...
Que l'on ne s'y trompe pas, je ne me pose nullement en "donneur de leçon", j'observe simplement une situation qui me semble ambigüe, révélée récemment par l'action juridique d'un ayant droit s'estimant lésé, à l'encontre d' un auteur qui a cumulé - volontairement ou non - toutes les maladresses, et qui de surcroit est coutumier du fait. Qu'ici certain se justifie de leur action n'est pas mon propos, et cela m'est parfaitement égal, chacun étant libre de ses choix.
Pour résumer, je constate que dans d'autres styles de musique : ensembles vocaux, orchestre d'harmonie, musique contemporaine, musique de chambre, les divers intervenants semblent observer la réglementation en vigueur, sous le contrôle vigilant des éditeurs fortement impliqués, il est vrai.
A ma connaissance, je n'ai jamais entendu parler directement ou indirectement d'histoire similaire au sein de ces différents genres.
Pour ce qui est de la BF, là encore une singularité propre à ce genre : on s'autorise certaine liberté, sous prétexte que la BF est un microcosme musical franço-français qui n'intéresse pas grand monde, et que le monde musical dans son ensemble ignore royalement. Une sorte de "no man's land" artistique et juridique dans lequel certains pensent que l'on peut faire n'importe quoi, en totale impunité. Soit, c'est leur droit.
Les juristes et parties désormais impliquées dans le dossier en cours rendront leur décision d'après l'application de la réglementation en vigueur. Pour ma part, j'observerais avec beaucoup d'attention le verdict final, qui je pense, d'après ce que je pressens, lorsqu'il sera rendu public, tempérera le discours volontiers insouciant de certains. Ceci n'étant que mon appréciation.
Ce qui me gêne surtout, et c'est bien l'essentiel de mon argumentation, c'est que ce genre "d'affaire" ne me parait pas à la gloire du genre que nous aimons et que nous défendons. Pendant 8 années j'ai eu la charge de la rédaction d'une revue spécialisée : "BF Magazine", à ce poste je n'ai eu qu'un seul objectif : tenter de démontrer que le musicien de BF est un musicien à part entière et que le genre BF est un genre musical à part entière et donc égal aux autres. Etant d'une nature quelque peu idéaliste, la réalité des choses m'a parfois ramenée sur terre avec une certaine rapidité. Vous comprendrez certainement ma déception, à ce titre, pour le présent sujet.

JLC

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Pour résumer, je constate que dans d'autres styles de musique : ensembles vocaux, orchestre d'harmonie, musique contemporaine, musique de chambre, les divers intervenants semblent observer la réglementation en vigueur, sous le contrôle vigilant des éditeurs fortement impliqués, il est vrai.
A ma connaissance, je n'ai jamais entendu parler directement ou indirectement d'histoire similaire au sein de ces différents genres.


Houlaaa ! J-Louis, je peux te citer des exemples "fameux" : "la Lambada", succès que l'on connaît, a fait l'objet d'un procès car piqué sans aucune précaution, il s'agissait d'un titre sud américain d'un auteur peu connu...
"Maladie d'Amour, maladie de la jeunesse", du célèbre Henri Salvador, qui dû faire face aussi à une procédure... Il avait entendu la chanson dans un taxi et avait repiqué le truc.
Et le procédé du plagiat ou plutôt de "l'allusion" est très commun dans le domaine de la pub, notamment.... Qui a entendu récemment la pub "Intersport" (chez intersport tu tuuu tu du du, ils sont très forts, tu tuuudu tu !) ? C'est une copie de "mais non mais non", cela dit très habilement faite car il y a la basse, la rythmique, les sons mais... aucune mélodie exactement identique à l'original.
On peut en trouver plein... J'ai moi même fait un boulot de ce type, pour un groupe de Rap qui avait monté sur une boucle un extrait d'une musique de James Bond (pas le titre principal). J'ai monté le même style de musique, avec une orchestration au "look sonore" identique mais pas avec les mêmes dessins mélodiques. Autrement dit, c'est "comme le Canada Dry mais ça n'en est pas !".
Plus récemment j'ai eu à faire une expertise pour procédure judiciaire, dans le cadre d'un supposé "plagiat". Là aussi, c'était "fortement inspiré" mais les thèmes ne pouvaient être pourtant confondus....
En fait, dans une affaire juridique de ce genre, le plaignant devra démontrer que le titre plagié et l'original peuvent être "confondus" par l'auditeur.
En réalité cela repose surtout sur le thème mélodique. S'il est en tous points identique à l'original de sorte à ce qu'on "trompe l'auditeur", le plagiat caractérisé sera démontré. C'est là où les experts des deux parties entrent en jeu.
D'autre part, il convient au plaignant de prouver l'antériorité de sa composition. Le dépot à la SACEM n'a pas force de loi. Si par exemple j'entends un titre qui me parait avoir été "piqué" sur une de mes compositions, il faudra que j'amène, en plus de la date de dépot à la SACEM, toutes les preuves matérielles ou témoignages (programmes de concerts, enregistrements...) qui attestent que ma "compo" existait à partir de "telle date".


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Je trouve ce sujet plutôt intéressant. Je ne savais pas qu'il y avait un contentieux s'agissant de la batterie fanfare et du plagiat ? Jean Louis, peux tu nous donnez plus amples informations, concernant la juridiction saisie notamment ? Au civil avec dommages et intérêts ? Au pénal pour chef d'accusation de plagiat ? Tribunal arbitral ?

Ensuite, je confirme les propos de Jean Jacques : la batterie fanfare n'est pas le "méchant" garçon alors que les autres orchestres et ensembles seraient le bon élève. Pour ne te citer qu'un exemple, cet après midi même, je travaillais avec une chorale : aucune partition originale pour des textes souvent chantés, et une "adaptation" assez peu convaincante d'une chanson française très connue réalisé par la chef de chœur, cela sans l'autorisation de l'auteur.

Je pense qu'il faut admettre une certaine flexibilité dans le cadre des copies de partitions, l'idée d'autoriser un certain nombre de photocopies peut être une solution.... Sur le plan des arrangements, le mieux est d'avoir l'autorisation, une solution intermédiaire serait de ne citer que le compositeur "original".

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La solution des photocopies "autorisées" a été instituée avec le fameux contrat de la SEAM, qui propose contre un forfait annuel de pouvoir faire les copies d'originaux en collant un timbre sur chaque copie. Personnellement je trouve ce procédé "limite". Soit la copie est autorisée, soit elle ne l'est pas !
Et surtout cela ne répond pas forcément à l'évolution du système de l'édition, notamment celui de la diffusion en pdf comme je le citais plus haut...
Personnellement, je pense qu'il faudrait plutôt évoluer vers un système de "licence" pour une certaine catégorie d'ouvrages, plus particulièrement les partitions d'orchestre dont les feuillets sont distribués et disséminés un peu partout, avec les risques inévitables de pertes...
Le système pdf évite en plus aux éditeurs des frais conséquents d'imprimerie, de stockage, de gestion des envois, etc... C'est également une solution de diffusion qui s'affranchit des distances et des frontières.
En vendant un titre sous forme de "licence d'utilisation", comme pour les logiciels, on ne limite pas l'impression des partitions pour l'usage de l'association, du privé ou de l'administration qui en fait l'achat. Les feuillets pdf, dûment estampillés du nom du propriétaire de la licence, empêchent une autre entité d'en faire usage.
Pour ce qui concerne le contentieux qui oppose actuellement un compositeur BF, son éditeur et un ayant droit s'étant manifesté, je pense qu'il est de rigueur, par pudeur et discrétion vis à vis de ces derniers, de ne pas dévoiler l'identité des protagonistes.
L'affaire est simple : un morceau pour BF (très joué...), édité, fait actuellement l'objet d'une procédure pour plagiat. Effectivement il s'agit véritablement d'un "plagiat" caractérisé d'une œuvre pour harmonie éditée chez un distributeur fort connu dans le domaine des harmonies. Je précise bien "plagiat" et non arrangement car le titre a été changé par rapport à l'original et le nom du compositeur d'origine n'est plus mentionné.
Bien entendu, le "plagiat" génère des ventes de partitions et des droits sacem....
Dans ce cas précis, il s'agit bien d'une "appropriation" de l'œuvre d'autrui.
Ca ne se fait pas !
Pour ce qui est encore une fois des "arrangements", je reste convaincu que dès lors qu'on ne tire absolument AUCUN profit financier dudit arrangement, que l'auteur d'origine continue de toucher absolument tous les droits SACEM qui y font référence, ce dernier est respecté.
En revanche je conçois qu'à sa demande, l'auteur d'origine puisse ne plus autoriser que l'arrangement soi joué, notamment si cela ne lui convient pas du point de vue artistique. Parfois il y a des arrangements qui sont plutôt des "dérangements" !
Pour encore citer un exemple, il y a des transcriptions d'œuvres symphoniques pour orchestre d'harmonie qui ne sont autorisées en concert qu'à condition que l'orchestre qui le joue paye l'équivalent de la location du matériel original.
En effet, il y a des partitions qui ne sont diffusées qu'en location, et ceci pour des sommes parfois coquètes !

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Cher Tamino,

J'ai lu et relu ton message, attentivement, pensant en premier lieu à un quiproquo.
L'on ne dira jamais assez qu'il faut être extrêmement vigilant sur les forums de discussions ! C'est un peu ma pensée du jour !
Je m'explique. D'après toi, l'affaire évoquée concernerait une œuvre originale pour harmonie qui serait éditée. Je le découvre ! " L'affaire" à laquelle je faisais référence dans mon premier post, étant de tout autre nature !
Si effectivement il y a maintenant plusieurs dossiers dans le même contexte, le sujet peut-être alors vraiment pris au sérieux. Il semble que cela soit même un sujet d'actualité, dont le genre se passerait bien (je me répète sur ce point).
Pour répondre au questionnement de Ty Jean, en total accord avec Tamino : il faut bien se garder de tout commentaire et respecter les auteurs. Que l'on puisse s'interroger sur l'aspect légal de questions d'actualité est légitime, pour le reste, c'est le domaine privé pour lequel chacun à droit. C'est un devoir.
Je vais apporter quelques infos, généralistes, mais je ne souhaite plus intervenir sur cette question, avant qu'une décision de justice soit rendue, ce pour le dossier dont j'ai connaissance, bien entendu.
La SACEM sollicite à l'occasion des spécialistes, musiciens reconnus (compositeurs, spécialistes de l'analyse etc...) afin de déterminer la présence de citation, voire de plagiat. Chaque composition déclarée à la SACEM possède une date d'enregistrement, indispensable pour l'étude de l'antériorité d'une œuvre, ou d'un thème.
Imaginez un grand cabinet d'avocats, spécialisés dans le code de la propriété intellectuelle. Je précise d'avocats internationaux, car les procès, intentés par les compagnies internationales de production audio, ont lieu dans le monde entier. Les avocats plaidant dans leur langue d'origine : français, anglais, espagnol, allemand, italien, russe, chinois etc...
Dans ce cabinet d'avocats, l'on remarque du sol au plafond, des piles de CD, DVD, vidéos, tous les supports par lesquels ont peut diffuser de la musique ; pour ce qui est des CD, on ne parle que d'une seule chose : la variété "internationale" (il n'y a pas de BF, faut pas rêver les gars !!) En effet, la variété est le seul genre qui génère des droits colossaux, et donc naturellement on ne rigole pas avec les petits malins, qui s'approprient le travail des autres en voulant jouer dans la cour des grands.
Pour la BF, par chance pour les contrevenants, les supports audios ne sont pas diffusés par les grands organes : radio, TV, internet, ni repris par des stars nationales ou internationales, en France, comme à l'étranger. C'est pour cela que certains pensent pouvoir "œuvrer" en totale impunité, sans être inquiétés. En clair, ce genre de cabinet s'attaque au "gros poissons", le plancton (la BF) n'ayant aucun intérêt en terme de compensation financière lors des clauses de dommages et intérêts. Ce qui n'exclut pas pour autant une condamnation au pénal, doublée d' une sanction de la part de la SACEM.
D'après ce que révèle Tamino, je pense que les deux affaires en cours ont deux points d'entrée différents. Dans les deux cas, l'on ne peut que conseiller aux "jeunes" qui souhaitent arranger (soyons positifs !) le tube du jour : prenez toutes les précautions notamment en matière juridique, et ce n'est pas parce qu'un tel que vous connaissez bien le fait, en le diffusant même sur son site internet (entre-nous, faut pas être très futé...) , qu'il faille l'imiter, après ce sera trop tard pour crier à la persécution.
JL

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Pouvez vous donner les titres bf en cours de procédures cela éviterais peut être de continuer à les jouer ou les acheter et cela évitera d'aggraver les choses.
Cependant un post vraiment intérresant et trés riche merci Messieurs, Couturier et Mr Charles.
Pouvez vous mettre les articles sur ce forum sur le plaggia, la copie, ou l'exécution sans déclaration pour se rendre vraiment compte de la gravité des faits encourus
Merci a vous

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Effectivement J-Louis, il semblerait que nous ne parlions pas de la même affaire...
Pour résumer, il est légitime que les BFs, à l'instar du monde des harmonies, souhaitent s'éclater avec les thèmes de variété...
Mais là où les éditeurs pour harmonie (du monde entier, il faut le rappeler) proposent à peu près tout en terme de transcriptions/arrangements, avec toutes les autorisations nécessaires, les BF, elles, n'ont plus d'éditeur qui s'investissent dans ce secteur, tout simplement parce qu'il n'y a qu'un marché extrèmement restreint. Les quelques exemplaires vendus ne rembourseraient même pas le 10ème de l'investissement...
Du coup, si on ne prend pas l'initiative d'adapter, rien ne se passera.
Pour conclure, si nous continuons d'adapter ou d'arranger des thèmes "dans l'air du temps", la règle minimale consiste à ne faire pas le moindre bénéfice financier.
CQFD

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Merci pour les infos, je ne voulais pas le nom des parties au procès, étant juriste en formation je connais les "risques" de dévoiler trop d'informations sur une instance en cours ! Ma question portait sur la procédure, ce à quoi j'ai eu ma réponse !

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Merci Jean-Louis d'avoir répondu à ma question (à savoir si Pachelbel avait été copié dans Adeline).

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Pour préciser, Pachelbel étant dans le domaine public, on ne risque rien... Perso j'ai un arrangement de "vive le vent" déposé a la sacem, pour orchestre de chambre. Il s'agit d'un thème traditionnel...

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@syl64 a écrit:

J'expliquais, par ailleurs, mon incompréhension vis-à-vis des artistes internationaux ou francophones qui continuent à chanter (concerts, plateaux TV, ...) la chanson pour laquelle ils ont été accusé de plagiat.


Tu parles de ce plagiat par exemple ?

https://www.dailymotion.com/video/x80jjw_joe-satriani-vs-coldplay-viva-le-pl_music

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J'essaie de m'interesser à ce sujet....
Nougaro a donc eu l'accord de Maurice Ravel...(et maintenant...) sinon il n'aurait pas pu l'ecrire?

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@Denis a écrit:
J'essaie de m'interesser à ce sujet....
Nougaro a donc eu l'accord de Maurice Ravel...(et maintenant...) sinon il n'aurait pas pu l'ecrire?

Nougaro n'a jamais eu l'autorisation et pour cause.......................
"Et maintenant" est de Pierre Delanoë et Gilbert Bécaud et date du début des années 60
çà aurait été dur d'avoir l'accord directement de Maurice Ravel décédé en 1937

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@serge(64) a écrit:
@syl64 a écrit:

J'expliquais, par ailleurs, mon incompréhension vis-à-vis des artistes internationaux ou francophones qui continuent à chanter (concerts, plateaux TV, ...) la chanson pour laquelle ils ont été accusé de plagiat.


Tu parles de ce plagiat par exemple ?

https://www.dailymotion.com/video/x80jjw_joe-satriani-vs-coldplay-viva-le-pl_music


Je ne connaissais pas celui-ci. Celui dont je parle était porté sur l'accompagnement violon de 'Viva la vida' (et forcément, je ne retrouve pas le compositeur original).

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